Cheminements

Themostat 6

Face au réchauffement climatique, l’immobilisme de l’humanité est un mystère : 

tout le monde ou presque fait comme si de rien n’était alors que les pires désastres sont annoncés dans un avenir de plus en plus proche.

Thermostat 6, un film brillant réalisé par des élèves de l’école des Gobelins.

 Pourvu qu’il réveille quelques consciences.

La Troisième Révolution... et Marche pour le climat

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Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demandront quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas
Archéologue et écrivain

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Je n'étais jamais venue sur la ZAD

ZAD, zone à défendre... par qui? qui y vit? que s'y passe-t-il? que s'y expérimente-t-il?

Les vertus de l'échec

Bonne fin d'année!

Papa positive

Face aux métamorphoses du monde

 

Un état des lieux inquiétant;

des perspectives de solutions...

 

Depuis l’aube de l’humanité le monde n’a cessé de se transformer.  L’histoire de l’homme est une succession de bouleversements, de mutations et de révolutions. Du chasseur-cueilleur dans la savane africaine à l’homme hyper-connecté d’aujourd’hui on peut mesurer l’extraordinaire destin du sapiens. Un philosophe grec de l’antiquité affirmait : « La seule chose qui ne change pas c’est le changement lui-même ». Or, en ce début de troisième millénaire, beaucoup d’observateurs et de savants diagnostiquent une vertigineuse accélération du monde. Sommes-nous les contemporains d’un basculement de civilisation ?

Coproduction: CAL/CLAV/PAC 2017- 26 minutes Sur une idée de: Jean Cornil Scénario: Jean Cornil, Quentin Van de Velde Texte: Jean Cornil Réalisation et montage: Quentin Van de Velde Image et étalonnage: Mehran Mir Hosseini Son et mixage: Jacques Nisin Voix off: Michaël Dubois Musique: Symphonie n°7 en la majeur de Beethoven, op.92 - Allegreto dirigée par John Michel Cello et Sound ideas Secrétariat de production: Marie Obolensky

 

Océans bientôt déplastifiés

 

Boyan Slate,

le Néerlandais qui veut dépolluer les océans

                           se lance plus tôt que prévu

Ocean cleanup le neerlandais qui veut depolluer les oceans se lance plus tot que prevu

 Un Néerlandais qui veut nettoyer les océans des déchets plastiques a annoncé ce jeudi qu'il se lancerait dans les douze prochains mois au lieu de 2020, comme prévu à l'origine, grâce à une amélioration technologique de son projet.

Avec "Ocean Cleanup" ("nettoyage des océans", en anglais), Boyan Slat entend se servir des courants marins pour collecter les cinq billions de déchets en plastique provenant de bouteilles ou de sacs qui flottent dans les océans. Des années de recherches sur son invention l'ont notamment mené à effectuer la première observation aérienne de la plus grande plaque de déchets dans le Pacifique qui se situe entre Hawaï et la côte californienne.

A l'origine, Boyan Slat comptait déployer une barrière de 100 km en forme de "V", l'arrimer au fond marin et l'équiper d'un filet s'enfonçant dans l'eau pour collecter les déchets. Mais des ingénieurs avec lesquels il travaille comptent désormais remplacer cette unique barrière par "une flotte de plusieurs petits systèmes", plus rentable et plus efficace, comme il l'a expliqué lors d'une présentation à Utrecht, aux Pays-Bas.

Une trentaine de barrières mesurant d'un à deux kilomètres de long seront mises à l'eau. Elles ne seront pas attachées au fond marin mais à une ancre flottante de 12 mètres de long qui évoluera dans l'eau avec les déchets en plastique, au gré des courants.

"Pour attraper le plastique, il faut agir comme le plastique", a lancé M. Slat lors de sa présentation. Grâce à ces innovations il espère nettoyer 50% de la grande plaque de déchets du Pacifique d'ici cinq ans, contre 42% en dix ans comme prévu à l'origine. Plusieurs tests ont été réalisés en mer du Nord, près des côtes néerlandaises, sur un petit prototype de 100 mètres de long installé en juin dernier. D'après "Ocean Cleanup", 8 millions de tonnes de plastique viennent polluer les océans chaque année.

La majorité s'accumule dans des "soupes plastiques", un mélange de déchets de tailles diverses. Entraînés dans les cinq principales gyres, des courants marins circulaires, les déchets s'agglutinent et forment d'énormes plaques avec le temps.

Ces "continents" de plastique sont un fléau pour les espèces marines et, à terme, pour l'Homme. Dauphins et phoques s'y empêtrent, s'étranglent et se noient tandis que les tortues ingèrent les sacs car ils les prennent pour des méduses. Décomposées en petites particules néfastes pour la santé, ces matières entrent ensuite dans la chaîne alimentaire.

Sources: article Europe1; photo AFP.