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Je n'étais jamais venue sur la ZAD

ZAD, zone à défendre... par qui? qui y vit? que s'y passe-t-il? que s'y expérimente-t-il?

Les vertus de l'échec

Bonne fin d'année!

Papa positive

Face aux métamorphoses du monde

 

Un état des lieux inquiétant;

des perspectives de solutions...

 

Depuis l’aube de l’humanité le monde n’a cessé de se transformer.  L’histoire de l’homme est une succession de bouleversements, de mutations et de révolutions. Du chasseur-cueilleur dans la savane africaine à l’homme hyper-connecté d’aujourd’hui on peut mesurer l’extraordinaire destin du sapiens. Un philosophe grec de l’antiquité affirmait : « La seule chose qui ne change pas c’est le changement lui-même ». Or, en ce début de troisième millénaire, beaucoup d’observateurs et de savants diagnostiquent une vertigineuse accélération du monde. Sommes-nous les contemporains d’un basculement de civilisation ?

Coproduction: CAL/CLAV/PAC 2017- 26 minutes Sur une idée de: Jean Cornil Scénario: Jean Cornil, Quentin Van de Velde Texte: Jean Cornil Réalisation et montage: Quentin Van de Velde Image et étalonnage: Mehran Mir Hosseini Son et mixage: Jacques Nisin Voix off: Michaël Dubois Musique: Symphonie n°7 en la majeur de Beethoven, op.92 - Allegreto dirigée par John Michel Cello et Sound ideas Secrétariat de production: Marie Obolensky

 

Océans bientôt déplastifiés

 

Boyan Slate,

le Néerlandais qui veut dépolluer les océans

                           se lance plus tôt que prévu

Ocean cleanup le neerlandais qui veut depolluer les oceans se lance plus tot que prevu

 Un Néerlandais qui veut nettoyer les océans des déchets plastiques a annoncé ce jeudi qu'il se lancerait dans les douze prochains mois au lieu de 2020, comme prévu à l'origine, grâce à une amélioration technologique de son projet.

Avec "Ocean Cleanup" ("nettoyage des océans", en anglais), Boyan Slat entend se servir des courants marins pour collecter les cinq billions de déchets en plastique provenant de bouteilles ou de sacs qui flottent dans les océans. Des années de recherches sur son invention l'ont notamment mené à effectuer la première observation aérienne de la plus grande plaque de déchets dans le Pacifique qui se situe entre Hawaï et la côte californienne.

A l'origine, Boyan Slat comptait déployer une barrière de 100 km en forme de "V", l'arrimer au fond marin et l'équiper d'un filet s'enfonçant dans l'eau pour collecter les déchets. Mais des ingénieurs avec lesquels il travaille comptent désormais remplacer cette unique barrière par "une flotte de plusieurs petits systèmes", plus rentable et plus efficace, comme il l'a expliqué lors d'une présentation à Utrecht, aux Pays-Bas.

Une trentaine de barrières mesurant d'un à deux kilomètres de long seront mises à l'eau. Elles ne seront pas attachées au fond marin mais à une ancre flottante de 12 mètres de long qui évoluera dans l'eau avec les déchets en plastique, au gré des courants.

"Pour attraper le plastique, il faut agir comme le plastique", a lancé M. Slat lors de sa présentation. Grâce à ces innovations il espère nettoyer 50% de la grande plaque de déchets du Pacifique d'ici cinq ans, contre 42% en dix ans comme prévu à l'origine. Plusieurs tests ont été réalisés en mer du Nord, près des côtes néerlandaises, sur un petit prototype de 100 mètres de long installé en juin dernier. D'après "Ocean Cleanup", 8 millions de tonnes de plastique viennent polluer les océans chaque année.

La majorité s'accumule dans des "soupes plastiques", un mélange de déchets de tailles diverses. Entraînés dans les cinq principales gyres, des courants marins circulaires, les déchets s'agglutinent et forment d'énormes plaques avec le temps.

Ces "continents" de plastique sont un fléau pour les espèces marines et, à terme, pour l'Homme. Dauphins et phoques s'y empêtrent, s'étranglent et se noient tandis que les tortues ingèrent les sacs car ils les prennent pour des méduses. Décomposées en petites particules néfastes pour la santé, ces matières entrent ensuite dans la chaîne alimentaire.

Sources: article Europe1; photo AFP.

La vie secrète des arbres

ÉCOLOGIE

Le «Wood Wide Web» ou l'intelligence branchée des arbres
L’auteur Peter Wohlleben effeuille la vie méconnue de ce grand végétal

10 mars 2017 |Isabelle ParéActualités sur l'environnement

Les arbres ont une âme, mais pensent-ils vraiment? Je branche, donc je suis?
Photo: Annik MH de Carufel Le DevoirLes arbres ont une âme, mais pensent-ils vraiment? Je branche, donc je suis?

Ils se parlent, s’alimentent les uns les autres, éduquent leurs petits sous la canopée, soutiennent les vieillards mourants. Sous l’humus, ils s’échangent même de petits coups de glucose et sont prêts à s’envoyer en l’air quand le printemps fait mine d’arriver. Ni mammifères ni bipèdes, ces altruistes dans l’âme sont plutôt faits de bois brut : les arbres.

 

Si les hommes ont toujours vu la forêt comme la somme de milliers d’arbres, ils se plantent joyeusement une poutre dans l’oeil, affirme Peter Wohlleben, garde forestier et sylviphile devant l’Éternel. Cet expert qui vénère le sapin comme son prochain est à la forêt naturelle ce que José Bové est à l’agriculture biologique.

 

« Branché » sur la forêt avant même que le compostage soit au programme du premier parti vert, Wohlleben scrute et arpente les massifs forestiers depuis plus de 30 ans, tâtant le sapin, auscultant le bouleau, tendant l’oreille aux frissons du tremble et aux craquements de l’épinette.

Écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe

Georg Wilhelm Friedrich Hegel 

Ses recherches sur les arbres et ses années passées à cogiter sous la pruche ont fait de lui un Dr Doolittle de l’espèce ligneuse. Là où l’homme ne voit que l’arbre, il voit la forêt. Dans son dernier livre, La vie secrète des arbres — best-seller paru au prix de quelques troncs —, le Robin des bois lève le voile sur la vie invisible qui se joue sous l’humus des forêts. Et il déboulonne, sans sortir la hache, quelques mythes sur la vie, la mort et « l’intelligence » des arbres, ces organismes qu’on croit impassibles comme des bûches.

 

« L’arbre vit à l’aide de ses racines et l’homme, de la société »,dit un proverbe géorgien, tout comme Wohlleben, d’avis que les arbres sont unis comme les membres d’une famille. « L’arbre est un organisme à part entière, mais en groupe, ils [les arbres] fonctionnent comme une société. Ils s’entraident et, contrairement à ce qu’on pense, leur but est d’abord la survie du groupe », soutient ce jaseur des cèdres.

 

 

Il y a déjà 20 ans que des chercheurs ont formulé l’hypothèse d’un « Wood Wide Web », un Internet « végétal » reliant sous terre les arbres d’une forêt grâce aux milliers de kilomètres de microconnexions tissées entre eux.

 

 

Un réseau qui se met en haute vitesse une fois renforcé par les hyphes, de petits champignons qui jouent le rôle de postes émetteurs de signaux « électriques ». Une seule cuillerée à café du sol d’une forêt naturelle renferme un kilomètre de cette « fibre optique » relayée par les hyphes.

 

Branchus en plus d’être branchés, les arbres communiquent par ce réseau que le garde forestier compare à un cerveau collectif. « Les arbres peuvent déceler les attaques d’animaux ou d’insectes, dit-il, et émettre de petits signaux très lents pour avertir leurs voisins. »

 

Dans la savane, les acacias diffusent même un gaz toxique lorsqu’une girafe s’avise de brouter leurs feuilles, une alerte aussitôt interceptée par les acacias voisins qui, à leur tour, sortent l’artillerie lourde. Pareil pour les feuillus, qui délestent des anticorps après la morsure d’un insecte.

 

Sauver mon âme

 

Les arbres ont une âme, mais pensent-ils vraiment ? Je branche, donc je suis ? Wohlleben croit qu’ils ont plutôt des réactions instinctives, semblables à celles des humains quand leur survie est en jeu. « Si quelqu’un crie à l’aide dans un groupe, nos instincts s’activent sans même que nous le voulions. Notre pression grimpe, notre flux sanguin augmente. Les arbres réagissent de la même manière dans certaines situations. »

 

La loi du plus fort est souvent le lot des hommes, mais la loi de la forêt n’est pas celle de la jungle. Au creux des troncs, le « Wood Wide Web » permet aux costauds de refiler aux jeunes fouets un peu de glucose par la racine, aux arbres mères de couver leurs petits, arrivés lentement mais sûrement à maturité.

Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent

François René de Chateaubriand 

Ce réseau maintient en vie des souches, qui jouent le rôle des disques durs où s’engrangent des données sur les décennies passées. « Dans la forêt, c’est pas toujours le plus fort qui gagne. Un arbre ne peut croître aussi vite et aussi bien que dans une forêt. Ensemble, les arbres créent leur microclimat, dosent la teneur en eau dans le sol, se protègent du vent et luttent contre les invasions », avance Wohlleben.

 

« Il faut laisser les arbres vivre en clan ! » tance l’auteur. Car, parole de forestier, les « p’tits rapides » ne font pas des enfants forts.

 

« Des études menées sur les sapins à Vancouver ont conclu que les arbres plus vieux partagent de l’information avec les plus jeunes et que ceux qui “apprennent” de l’expérience des autres vivent plus longtemps. »

  

Entre l’arbre et l’écorce

 

D’ailleurs, cet Idéfix* des forêts teutonnes compare nos arbres urbains aux enfants de la rue. Atrophiés par la racine, privés de nourrice, ils sont condamnés à une vie chétive, à une mort précoce. « Ils sont comme des enfants sans éducation qui se débrouillent seuls face aux agressions. » Pire encore, on les empêche de dormir comme des bûches ! Exposés de nuit à la lumière des lampadaires, les arbres virés insomniaques « photosynthèsent » à l’excès. « En fait, les arbres des villes sont un peu comme les éléphants des zoos qui permettent aux enfants de comprendre qu’il faut protéger et chérir la nature », estime l’écologiste.

 

Pas jojo non plus, le sort des arbres cultivés par l’industrie forestière. Perçus comme de futurs contreplaqués, ceux issus de forêts exploitées, assujettis à des « nettoyages » réguliers à la machinerie lourde, sont aussi des mésadaptés sociaux, plaide-t-il. « La machinerie dessèche et compacte le sol, elle rend les arbres cultivés bien plus vulnérables que ceux des forêts naturelles. » Un discours qui a l’effet d’une volée de bois vert sur une industrie qui tarde à ajuster ces pratiques aux nouvelles connaissances scientifiques sur la forêt.

 

Salut, vieille branche

 

Pour des raisons de rentabilité, on fauche les arbres âgés de 60 à 120 ans, explique ce garde forestier, un âge ou l’arbre termine tout juste sa « scolarité ». Pourtant, des études montrent que plus les arbres vivent longtemps, plus leur croissance s’accélère. Même échevelés à la cime, les vieux résineux bouffent bien plus de CO2 que les jeunes premiers.

 

Une bonne raison pour offrir une mort digne à ces aspirateurs de carbone plutôt que de les laisser faire la planche. « Si nous voulons que les arbres jouent leur rôle dans la lutte contre les changements climatiques, continue Wohlleben, il faut les laisser vieillir. » Selon ce Cousteau des forêts, il ne reste plus que 5 % de forêts primaires en Allemagne. Il faudrait gonfler cette part à 10 % et laisser intactes les rares forêts encore vierges. « Dans 20 ou 30 ans, notre façon de voir le rôle de la forêt changera radicalement. Il y a 30 ou 40 ans, on ne s’inquiétait pas du sort des animaux et on ne parlait pas non plus de leur qualité de vie. »

 

Aujourd’hui, on s’émeut du sort des pandas chinois ou des bélugas. Qui sait si, demain, l’humain ne se portera pas au secours des séquoias ou des thuyas pour éviter la gueule de bois.

 

* Dans la série de bandes dessinées Astérix, Idéfix, le chien fidèle d’Obélix, ne peut supporter qu’on s’attaque aux arbres.

  

Des chiffresUn arbre emmagasine en moyenne 20 tonnes de CO2 au cours de sa vie. Une forêt émet 10 000 kilos d’oxygène par kilomètre carré. 90 % des dommages causés par la météo le sont dans les boisés cultivés. 95 % des forêts européennes sont des monocultures.

Source: Le Devoir

François Cheng, l'âme et la beauté

Montagne de chine

François Cheng, à "La Grande Librairie", à propos de son livre "De L'âme"

Des propos très intéressants, notamment dans la distinction que fait François Cheng entre l'âme et l'esprit, et dans le rapprochement entre âme et Chi.

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Non-violence, un projet pour la société

La tête au carré par Mathieu Vidard
23 novembre 2016
Plus qu'un refus de la violence dans la résolution des conflits, la non-violence est une philosophie, une attitude au quotidien, et un projet pour la société...
En 6 ans, avec l'association AFC Umani, Jean-François Bernardini la a donné plus de 150 conférences sur la non-violence auprès des jeunes. 
Ecouter l'émission : 
https://www.franceinter.fr/…/la-tete-au-carre-23-novembre-2…

FRANCEINTER.FR          Dautres infos sur ce thème:  Non-violence

Le ventre, notre deuxième cerveau

DANS LES ARTS MARTIAUX INTERNES ET EXTERNES, la force et l'intelligence logées dans le ventre sont connues et utilisées depuis plusieurs millénaires.

Et à y regarder de plus près, nous sommes tous conscients de cette intelligence abdominale. Ne dit-on pas: "avoir la peur au ventre", "avoir des papillons dans le ventre" (sentiment amoureux), et quand on ressent le besoin absolu de poser une action forte... "je dois le faire, je le sens dans mes tripes!" ou "je l'ai fait, je n'ai pas eu le temps d'y penser"... instinct de survie ou de vie, tout simplement.

Bonne nouvelle, la science s'intéresse beaucoup à cette question depuis quelques années. Et ce qu'elle nous apprend est très intéressant. 

 

 

Le ventre notre deuxième cerveau

 © Inserm

MIS À JOUR LE 12/11/2014

PUBLIÉ LE 10/11/2014 Source: INRA

Qui décide de mes humeurs? Qui détermine mon comportement? Ma conscience, ou bien les milliards de bactéries qui vivent en secret dans mon intestin ? Que savons-nous réellement de notre ventre, cet organe bourré de neurones, que les scientifiques commencent à peine à explorer et qui n’en fait qu’à sa tête?

Il y a quelques années, les scientifiques ont découvert en nous l’existence d’un deuxième cerveau : les 200 millions de neurones de notre ventre ! Les chercheurs commencent à peine à décrypter la conversation secrète qui se tient en permanence entre ces deux cerveaux, et leurs découvertes ouvrent pour les prochaines décennies d’immenses espoirs thérapeutiques. Certaines maladies neurologique, comme la maladie de Parkinson, pourraient trouver leur origine dans notre ventre car les neurones de l’intestin pourraient être les premiers touchés par les désordres moléculaires.

De plus notre gros intestin  abrite cent mille milliards de bactéries appartenant à plus d’une centaine d’espèces différentes, que l’on désigne collectivement sous le nom de microbiote intestinal, et qui contiennent un nombre de gènes 10 fois plus élevé que le nombre de nos gènes humains. Des milliers de ces gènes bactériens s’expriment, c’est-à-dire que les protéines qu’ils produisent  semblent avoir un impact sur le fonctionnement de notre intestin, mais aussi la façon dont nous métabolisons les nutriments, voire notre personnalité, nos choix, notre timidité ou au contraire notre témérité. Rappelons enfin que l’intestin naît stérile et l’intestin du nouveau-né est colonisé dans les premières heures de vie par le microbiote venant de la mère : on hérite donc nn seulement les gènes de ses parents, mais le microbiote intestinal de sa mère (dans le cas d’accouchement par les voies naturelles).

Organe essentiel à la survie, notre tube digestif  permet la digestion et l’absorption des aliments tout en nous protégeant des agressions de l’environnement (bactéries, virus, toxiques). Ces fonctions, très sophistiquées, sont  contrôlées par un véritable cerveau qui s’est développé au cœur même de notre ventre. Contenant autant de neurones que le cortex cérébral d’un chat, il est réparti tout le long de notre tube digestif et dialogue étroitement avec celui contenu dans notre boîte crânienne pour modifier nos comportements et nos émotions.

Le ventre est encore mal considéré en Occident et les “maux de ventre” souvent peu pris en compte. Mais aujourd’hui, la science commence à comprendre son importance au-delà du simple aspect de ses fonctions intestinales. Il apparait plus comme un organe intelligent, adaptable, sensible, intervenant dans notre identité, participant à la gestion des émotions, jouant un rôle dans la protection de notre santé. Il ne faut pas oublier qu’il a été au cours de l’évolution le premier organe neurologique, le cerveau originel car avant d’avoir un cerveau les espèces animales avaient un intestin. C’est en effet à partir du moment où les organismes se sont mis à chercher de la nourriture que leur cerveau s’est développé et est devenu peu à peu l’organe complexe que l’on connait maintenant.

Mais pourquoi parle-t-on d’un deuxième cerveau ? Parce que les fonctions digestives se régulent de façon autonome grâce au Système Nerveux Entérique (SNE), en partie indépendamment du Système Nerveux Central (SNC) qui lui-même a  une action de régulation du SNE. Ces deux systemes dialoguent et partagent les informations générées lors du stress, de l’anxiété, de douleurs. Tous les processus qu’on croyait exclusivement modulables par le Système Nerveux Central le sont également par le SNE.

EN SAVOIR PLUS

Le documentaire « Le ventre, notre deuxième cerveau » réalisé par Cécile Denjean, avec la participation des équipes de l'IMAD du CHU de Nantes, a reçu le Grand Prix du festival international du film scientifique Pariscience, récompensant le meilleur film de la compétition.

 

A lire, également, cet article très clair et plus récent, donc plus complet:

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwjemeKe4JvQAhUBnBoKHVAXBJ8QFghGMAg&url=http%3A%2F%2Fwww.suva.ch%2Ffr%2Fprix-suva-des-medias-2015-l_intestin-un-autre-cerveau.pdf&usg=AFQjCNEgT3UGRk_WKonnEawCgZ9Gp_WEDA 

 

                                                               

 

Taichi…
 

            … ça sonne comme le nom d’une fleur
                 ça résonne comme le nom d’une île lointaine.

Mais c’est ici, chez nous, entre nous.

Entre le poids du corps sur la Terre, et la légèreté du souffle en mouvement.

Voguant sur des flots paisibles, le Chi nous invite à une joyeuse rencontre, à un temps convivial ;

Celui de l’être-soi, tout en faisant battre le cœur de l’être-ensemble.

Chacun à sa place. Chacun à son rythme, à son envie, à son ressenti. Le pas est prêt, et ça n’est jamais fini. Ca frémit, ça « frichtille », ça s’écrit à l’infini.

C’est le voyage du Chi, celui qui, sans nom, fait le tour du monde tout en restant ici.

Alors à dos de Terre, par tous les Airs, le temps se suspend et se surprend…

Et tous, seuls, nous nous retrouvons très nombreux, à battre d’un seul cœur, celui de l’écoute et de l’attention à l’autre ;

cette écoute qui nous redonne nos sens.

De là surgit un cri silencieux, celui d’être pleinement vivant.

Un cri qui résonne bien plus fort que tous les bruits de notre monde en tumulte.

Le Chi navigue, et danse, au travers d’un chant qui nous accorde. En silence, mais à tue-tête.

Et là, au creux de soi, un combat doux et puissant s’anime.

Un combat baigné d’Océan pacifique.

Un combat mené depuis la Nuit des Temps, qui s’avère être une si belle rencontre, de cœur à cœur, de corps à corps.

Un combat pour l’être soi, tous ensemble.


Johanna GALLARD
   ( présidente de l’Association Art du Vivant)
Février 2019

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