4 minutes dans les yeux d'un réfugié

Toute notre vie, tout notre être, passent dans notre regard.

Ce court-métrage proposé par Amnesty International est très beau, voire bouleversant.

Il mérite d'être partagé, alors, sans hésitation, partagez-le!

    

4 MINUTES DANS LES YEUX D’UN RÉFUGIÉ

Il y a vingt ans, le psychologue américain Arthur Aron démontrait qu’un rapprochement s’opérait entre deux inconnus s’ils se regardaient quatre minutes dans les yeux. Partant de là, Amnesty International a réalisé un film d’expérimentation pour rappeler, particulièrement en ces temps qui semblent dominés par les conflits et la division, que voir le monde à travers les yeux d’une autre personne est toujours bénéfique. Ce film, “Look Beyond Borders”, produit à Berlin, part d’une rencontre symbolique d’Européens avec des réfugiés pour devenir une métaphore universelle.

 

L’idée derrière le film

La façon dont la question sur les migrants et les réfugiés est débattue pour le moment en Europe est révélatrice de cette tentation à polariser, à emprunter des stéréotypes et à exacerber les conflits, ce qui va de pair avec un discours de haine de plus en plus prégnant. L’exemple des réfugiés, dans le film d’Amnesty International, montre qu’il est nécessaire de regarder différemment les autres.

Le discours qui prédomine aujourd’hui est déshumanisant ; il met en avant les chiffres plutôt que la réelle tragédie que vivent les réfugiés. Il s’agit de réelles souffrances de personnes qui, comme nous, ont des familles, des amis, leurs propres histoires, leurs rêves et leurs buts. Il suffit de s’asseoir en face de quelqu’un, de le regarder droit dans les yeux pour ne plus voir un réfugié anonyme, un migrant parmi d’autres, mais un être humain. Aussi, Amnesty a décidé de réaliser une expérience simple, où des réfugiés (surtout originaires de Syrie) et des Européens s’assoient l’un face à l’autre et se regardent dans les yeux. Le court-métrage présentant cette expérience parle de lui-même.

L’expérience a été menée à Berlin, ville symbolisant le dépassement des divisions. Amnesty a voulu que le film soit aussi symbolique que possible. Partant du constat que des divisions se créent partout, notamment au sein des communautés européennes, l’organisation de défense des droits humains a voulu faire passer le message suivant : la chose la plus importante est de nous donner à chacun le temps de nous comprendre et de nous connaître. Ainsi, un film similaire pourrait être réalisé n’importe où en Europe, mettant en scène des gens apparemment divisés par des barrières politiques ou sociales. Des gens qui, une fois assis à la même table, loin des discours politiciens de division, pourraient avoir une conversation normale et humaine et évoluer vers des des solutions communes.

Comment l’expérience a été menée

Le point de départ a été l’expérience d’Arthur Aron, qui a prouvé que le fait de se regarder dans les yeux pendant quatre minutes pouvait significativement rapprocher deux personnes. Les organisateurs ont décidé d’utiliser ce concept dans le contexte de l’arrivée en Europe de milliers de réfugiés chaque année. Ils ont mené cette expérience à Berlin, près du Checkpoint Charlie, pendant deux jours. D’un côté, il y avait avait des réfugiés (surtout de Syrie) ; de l’autre, des Européens (des Polonais, des Italiens, des Allemands et des Belges) - tous des gens “ordinaires”.

Les scènes n’ont pas été pré-arrangées et les personnes qui se sont assises les unes en face des autres ne se sont jamais rencontrées auparavant. L’expérience est entièrement basée sur la spontanéité et le caractère naturel des réactions. Les réfugiés viennent principalement de Syrie et vivent en Europe depuis moins d’un an. Grâce à cette expérience, il a été possible de montrer qu’une rencontre entre des gens qui sont en théorie étrangers l’un à l’autre et issus de cultures différentes peut devenir particulière et profondément inspirante. Les frontières existent entre les pays, pas entre les êtres humains.

L’idée de réaliser ce film est née en Pologne. Le Secrétariat international d’Amnesty International à Londres, ainsi que les sections d’autres pays européens ont participé à l’initiative de la section polonaise d’Amnesty International. Ce film se veut un message européen collectif adressé à tous et toutes à travers le monde. Le projet a été lancé au même moment dans plusieurs pays, par-delà les frontières et par-delà de la situation spécifique de chaque pays.

 

Nous vous invitons à visiter également le chapitre "Non-violence" de ce site:     Non-violence

 
Commentaires (2)

1. BHW (site web) 2017-03-27

I have been surfing on-line more than three hours these days, yet I never discovered any attention-grabbing
article like yours. It's lovely value enough for me. Personally, if all website owners and bloggers
made excellent content as you probably did, the web shall be much more helpful than ever
before.

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Taichi…
 

            … ça sonne comme le nom d’une fleur
                 ça résonne comme le nom d’une île lointaine.

Mais c’est ici, chez nous, entre nous.

Entre le poids du corps sur la Terre, et la légèreté du souffle en mouvement.

Voguant sur des flots paisibles, le Chi nous invite à une joyeuse rencontre, à un temps convivial ;

Celui de l’être-soi, tout en faisant battre le cœur de l’être-ensemble.

Chacun à sa place. Chacun à son rythme, à son envie, à son ressenti. Le pas est prêt, et ça n’est jamais fini. Ca frémit, ça « frichtille », ça s’écrit à l’infini.

C’est le voyage du Chi, celui qui, sans nom, fait le tour du monde tout en restant ici.

Alors à dos de Terre, par tous les Airs, le temps se suspend et se surprend…

Et tous, seuls, nous nous retrouvons très nombreux, à battre d’un seul cœur, celui de l’écoute et de l’attention à l’autre ;

cette écoute qui nous redonne nos sens.

De là surgit un cri silencieux, celui d’être pleinement vivant.

Un cri qui résonne bien plus fort que tous les bruits de notre monde en tumulte.

Le Chi navigue, et danse, au travers d’un chant qui nous accorde. En silence, mais à tue-tête.

Et là, au creux de soi, un combat doux et puissant s’anime.

Un combat baigné d’Océan pacifique.

Un combat mené depuis la Nuit des Temps, qui s’avère être une si belle rencontre, de cœur à cœur, de corps à corps.

Un combat pour l’être soi, tous ensemble.


Johanna GALLARD
   ( présidente de l’Association Art du Vivant)
Février 2019

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