Cheminements

Notre étrange promenade...

 Ruche

Mais... je puis les empêcher de nicher sous mon chapeau!

Ce dernier week-end de septembre 2016, j'étais à Castels avec un groupe d'artistes et d'amis d'artistes de l'association "La Ruche à Brac" pour proposer à celles et ceux que cela tentait, "Une Etrange Promenade".

Musique, conte, land art, dessin, théâtre, etceteri etcetera... Un parcours en liberté au gré de nos envies.

 

Je n'ai rien fait ... qu'amener des sièges et tendre mon grand drap blanc et rose. Le reste appartenait - ou non - aux promeneurs...

Il suffisait de prendre place sur un siège et d'attendre qu'un(e) inconnu(e) vienne s'asseoir en face. Puis, durant 3 minutes, se regarder.

Oser regarder une personne inconnue dans les yeux. Et se laisser regarder. Silencieusement.

Sans chercher à séduire, à contrôler l'autre, à influencer ou à faire passer quelque chose à tout prix.

Juste se regarder.

C'est un exercice de communication non-violente

A Brac   
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 Nos regards 1nos-regards-1.pdf (12.79 Mo)

Sourires, gravité, émotion, impossibilité, rires, soupirs, gêne ou délice, authenticité... 3 minutes si brèves, si longues, infinies. Le temps n'est plus linéaire lorsque l'on plonge dans les yeux de l'Autre.

Le plus souvent, après 3 minutes les visages et les corps ont changé: souriants, détendus, joyeux même. Envie d'échanger par la parole, partager l'expérience. Certains ne se quittent plus. D'autres se prennent dans les bras.
Pour les enfants, 3 minutes cela peut-être long. Mais pas forcément.
Un homme me confie: "Zut, j'étais dans la séduction... mais c'est une protection, je le sais."
Un autre me dit: "Merci, car c'est utile."
Beaucoup: "C'était bien.... Ouhlala!"
Commentaires étonnés, analytiques, ésotériques, psychologiques, ... chacun et chacune a vécu cette expérience différemment.
Parfois du bout des doigts (très rarement en fait), souvent en grande profondeur.
Pour les personnes qui avaient déjà vécu cette expérience, il s'agissait d'être à nouveau "vierge" pour revivre la chose... ce n'était pas si facile.

Je me suis assise en face d'une vieille dame, une mamie qui attendait patiemment que quelqu'un vienne la rejoindre. Au début, c'est la gêne qui s'est exprimée; nous rigolions. Elle disait: "C'est bizarre." Et moi: "C'est vrai!" Puis le silence s'est fait. Nos regards ont fait le grand plongeon. Son visage changeant m'a raconté sa vie, et j'ai bien senti que ma vie défilait aussi, sans même que je le veuille. A la fin, elle m'a dit: "Eh bien, nous avons fait connaissance". Puis, après un temps, elle s'est avancée et m'a prise dans ses bras.
Je sens bien que cette petite dame est toujours dans mon coeur.

Tiens, si vous allez faire un petit tour en Australie, passez donc par Perth: 

The World's Biggest Eye Contact Experiment 2016

The Eye Contact Experiment is currently scheduled for the 29th of October, 2016 and is happening in over 160 different cities around the world, find out more and join the revolutionhere.

www.eyecontactexperiment.com

 ...mais vous pouvez aussi organiser cet événement chez vous!

Si la démarche non-violente vous attire, notre site propose quelques pistes ici: Non-violence

Best regards,
Anne Cassar

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L' Amour plus fort.

Et voici que la haine engendre l'amour et la fraternité... ce sont les vraies réponses.

Regardez cette vidéo en copiant/collant le lien ci-dessous dans la barre de recherche...

L'Amour plus fort que TOUT.

 

https://www.facebook.com/davidlarocheofficiel/videos/958389864222333/

lotus

4 minutes dans les yeux d'un réfugié

Toute notre vie, tout notre être, passent dans notre regard.

Ce court-métrage proposé par Amnesty International est très beau, voire bouleversant.

Il mérite d'être partagé, alors, sans hésitation, partagez-le!

    

4 MINUTES DANS LES YEUX D’UN RÉFUGIÉ

Il y a vingt ans, le psychologue américain Arthur Aron démontrait qu’un rapprochement s’opérait entre deux inconnus s’ils se regardaient quatre minutes dans les yeux. Partant de là, Amnesty International a réalisé un film d’expérimentation pour rappeler, particulièrement en ces temps qui semblent dominés par les conflits et la division, que voir le monde à travers les yeux d’une autre personne est toujours bénéfique. Ce film, “Look Beyond Borders”, produit à Berlin, part d’une rencontre symbolique d’Européens avec des réfugiés pour devenir une métaphore universelle.

 

L’idée derrière le film

La façon dont la question sur les migrants et les réfugiés est débattue pour le moment en Europe est révélatrice de cette tentation à polariser, à emprunter des stéréotypes et à exacerber les conflits, ce qui va de pair avec un discours de haine de plus en plus prégnant. L’exemple des réfugiés, dans le film d’Amnesty International, montre qu’il est nécessaire de regarder différemment les autres.

Le discours qui prédomine aujourd’hui est déshumanisant ; il met en avant les chiffres plutôt que la réelle tragédie que vivent les réfugiés. Il s’agit de réelles souffrances de personnes qui, comme nous, ont des familles, des amis, leurs propres histoires, leurs rêves et leurs buts. Il suffit de s’asseoir en face de quelqu’un, de le regarder droit dans les yeux pour ne plus voir un réfugié anonyme, un migrant parmi d’autres, mais un être humain. Aussi, Amnesty a décidé de réaliser une expérience simple, où des réfugiés (surtout originaires de Syrie) et des Européens s’assoient l’un face à l’autre et se regardent dans les yeux. Le court-métrage présentant cette expérience parle de lui-même.

L’expérience a été menée à Berlin, ville symbolisant le dépassement des divisions. Amnesty a voulu que le film soit aussi symbolique que possible. Partant du constat que des divisions se créent partout, notamment au sein des communautés européennes, l’organisation de défense des droits humains a voulu faire passer le message suivant : la chose la plus importante est de nous donner à chacun le temps de nous comprendre et de nous connaître. Ainsi, un film similaire pourrait être réalisé n’importe où en Europe, mettant en scène des gens apparemment divisés par des barrières politiques ou sociales. Des gens qui, une fois assis à la même table, loin des discours politiciens de division, pourraient avoir une conversation normale et humaine et évoluer vers des des solutions communes.

Comment l’expérience a été menée

Le point de départ a été l’expérience d’Arthur Aron, qui a prouvé que le fait de se regarder dans les yeux pendant quatre minutes pouvait significativement rapprocher deux personnes. Les organisateurs ont décidé d’utiliser ce concept dans le contexte de l’arrivée en Europe de milliers de réfugiés chaque année. Ils ont mené cette expérience à Berlin, près du Checkpoint Charlie, pendant deux jours. D’un côté, il y avait avait des réfugiés (surtout de Syrie) ; de l’autre, des Européens (des Polonais, des Italiens, des Allemands et des Belges) - tous des gens “ordinaires”.

Les scènes n’ont pas été pré-arrangées et les personnes qui se sont assises les unes en face des autres ne se sont jamais rencontrées auparavant. L’expérience est entièrement basée sur la spontanéité et le caractère naturel des réactions. Les réfugiés viennent principalement de Syrie et vivent en Europe depuis moins d’un an. Grâce à cette expérience, il a été possible de montrer qu’une rencontre entre des gens qui sont en théorie étrangers l’un à l’autre et issus de cultures différentes peut devenir particulière et profondément inspirante. Les frontières existent entre les pays, pas entre les êtres humains.

L’idée de réaliser ce film est née en Pologne. Le Secrétariat international d’Amnesty International à Londres, ainsi que les sections d’autres pays européens ont participé à l’initiative de la section polonaise d’Amnesty International. Ce film se veut un message européen collectif adressé à tous et toutes à travers le monde. Le projet a été lancé au même moment dans plusieurs pays, par-delà les frontières et par-delà de la situation spécifique de chaque pays.

 

Nous vous invitons à visiter également le chapitre "Non-violence" de ce site:     Non-violence

Watsu, relaxation aquatique


Ete 2011 351

                         Découvrir le WATSU, relaxation aquatique en eau chaude, avec notre amie Laetitia Andrieux....  

   Plaquette watsuplaquette-watsu.pdf (2.02 Mo)

 

 

Bébé massé, bébé heureux!

 

Voici, très bien présentée, la magnifique méthode du massage des bébés selon la tradition indienne et reprise par le Docteur Leboyer: Shantala

On pourrait croire que c'est un massage doux et léger; pas du tout! Au contraire, les effleurements énervent le bébé.

Ce massage est tonique, franc, profond, tout en respectant bien sûr la délicatesse du corps du petit.

Pour l'avoir beaucoup pratiquée avec mon bébé, je peux en témoigner: cette technique de massage est tout simplement merveilleuses à vivre!

Je laisse la parole au blog canadien "Mon Petit Journal":

 

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Concevoir une Oasis

Terre et Humanisme /  Mouvement Colibris

MOOC "Concevoir une Oasis"

Et si partout en France des lieux écologiques et solidaires voyaient le jour dans les années à venir ? C'est le défi du projet Oasis que de soutenir en 5 ans la création de 100 "oasis".

Cette formation, "Concevoir une oasis", est l'occasion pour chacun de travailler sur la conception du projet de ses rêves et de disposer ainsi d'un cadre pour lancer son projet et participer activement au réseau Oasis de Colibris.

Nous serons plusieurs milliers à suivre ensemble cette formation gratuite qui démarrera le 27 janvier et s'achèvera le 3 avril.

Elle vous demandera de 1h à 2h de travail par semaine, à votre rythme.
Clôture des inscriptions : 30 janvier 2016.


Comment ça marche ?

Un MOOC (Massive Open Online Course) est une formation gratuite, en ligne et ouverte à tous. Chacun peut travailler à son rythme de chez soi, quand les enfants sont couchés, lors d'une pause au travail, en vacances...

Elle vous permettra d'apprendre sur les différentes thématiques utiles pour concevoir un projet d'oasis : raison d'être, mode de gouvernance, facteur humain, cadre relationnel, montage juridique, montage financier, exigences écologiques, conception en permaculture...

La formation comporte 16 modules intégrant 25 vidéos pédagogiques, des quizz, des fiches pratiques, des études de cas...

Un outil collaboratif nous permettra également de construire un réseau de porteurs de projet qui continuera de vivre après la fin de la formation.


Objectifs :

Donner une culture générale large sur les oasis en France et sur la gestion d'un projet (méthodologies, points de vigilance, outils...)

Aborder toutes les notions utiles à la conception technique d'une oasis (juridique, gouvernance...)

Réaliser un cahier des charges de son projet, en définissant les grandes lignes de son projet d'un point de vue financier, juridique, organisationnel...
Initier un grand réseau de personnes motivées par le sujet qui pourra accompagner chacun dans la concrétisation de son projet


> Vidéo de présentation du MOOC "Concevoir une Oasis" :
https://vimeo.com/151643543

> Informations et inscription au MOOC :
http://lp.360learning.com/colibris-concevoir-une-oasis/


 

Comment sauver le monde?

La COP21 débute officiellement aujourd'hui.

C'est dans ce contexte qu'il peut être très intéressant de prendre connaissances de la réflexion de Pierre Rabhi quant à notre avenir sur cette planète.

Un éclairage différent et complémentaire pour poursuivre notre cheminement!

                                                                                                                              Lu dans "Marianne":

 

AGROÉCOLOGIE

Quand Pierre Rabhi explique comment sauver le monde

Dimanche 29 Novembre 2015 à 17:00

Périco Légasse

La première mission de l'agriculture n'est pas de produire mais de nourrir, ce qui est très différent. Célèbre pour son engagement en faveur d'une éthique de consommation respectueuse de l'homme et de la planète, l'agronome prédit le chaos rapide si persiste cette forme de croissance. Un cri d'alarme d'une lucidité glaçante.

Pierre Rabhi chez lui en Ardèche, en septembre 2013. ZEPPELIN/SIPA

La Terre. Il est des mots qui se suffisent à eux-mêmes pour décrire le réel. Tiens ! Le sol cultivable et la planète, à une majuscule d'écart, portent le même nom. Nous devrions être plus attentifs à ce genre de symboles. Or la terre, elle, se meurt. Malgré la suspicion que suscite l'évidence, qu'elle soit rétro, rance ou réac, notre monde est parvenu à une étape charnière où, faute de se soumettre, les puissances qui régissent nos destins devront disparaître. Ni Dieu, ni César, ni tribun, figure emblématique d'une conscience humaine gravée dans les valeurs de la biodiversité, Pierre Rabhi résume au travers d'un message simple et clair, comme cela n'a jamais été dit jusqu'à présent, une situation qui ne souffre, hélas, aucune controverse : si nous ne préservons pas ce qu'il reste de la mince couche de terre arable d'une quarantaine de centimètres à laquelle nous devons la vie, le genre humain disparaîtra. Une couche de terre non seulement nourricière, mais qui, depuis les temps préhistoriques, conditionne l'évolution sociale, politique et culturelle de l'humanité. «C'est à cette Terre Mère que nous devons les oiseaux du ciel, la beauté des fleurs, la majesté des arbres, les aurores, les crépuscules que nous pouvons admirer et tout ce qui nourrit notre univers intérieur en ces temps de sécheresse des esprits et des âmes», annonce Pierre Rabhi en avant-propos de l'Agroécologie, une éthique de vie, qu'il publie sous forme d'un entretien avec cet autre éminent agronome qu'est Jacques Caplat. Et de préciser : «Avec l'ère de la technoscience, de l'industrie lourde, de la productivité et de la machandisation sans limites de tout ce qui peut avoir une valeur, on ne voit plus dans la terre, les végétaux, les animaux, qu'une source de profit financier. Avec les semences standardisées, dégénérescentes, non reproductibles, les organismes génétiquement modifiés, brevetés, les engrais chimiques, les pesticides de synthèse, la monoculture, l'irrigation à outrance, le machinisme intensif, un processus meurtrier est déjà bien engagé.»

« L’AGRICULTURE MODERNE A PORTÉ GRAVEMENT ATTEINTE À L'INTÉGRITÉ PHYSIQUE, BIOLOGIQUE, ÉNERGÉTIQUE DE LA TERRE NOURRICIÈRE. »Mais Pierre Rabhi appuie là où ça fait mal, en ciblant le véritable coupable de cette calamité, la pugnacité du système néolibéral à se dépasser sans cesse : «L'agriculture n'a pas échappé à l'idéologie du productivisme qui caractérise l'obsession de la croissance et qui n'est rien d'autre que l'avidité humaine érigée en principe d'existence sur la planète entière. Suivant les processus et les mécanismes inspirés par la loi du marché et du profit illimité, l'agriculture moderne a porté gravement atteinte à l'intégrité physique, biologique, énergétique de la terre nourricière.»

Enumérant les fléaux consécutifs à cette financiarisation de la ressource, le philosophe pointe les effets dévastateurs de cette logique : «Le bilan économique, écologique et social, loin d'être positif, est dramatique : destruction de l'humus, des sols et de la vie, pollution des eaux, perte de la biodiversité domestique animale et végétale, disparition des vrais paysans, de leurs savoir-faire et de leur culture, dévitalisation de l'espace rural, avancée de la désertification, manipulation et brevetage des semences... Par ailleurs ce mode de production agricole se révèle être le plus onéreux, vulnérable et dépendant de toute l'histoire de l'agriculture. Avec les pratiques inspirées de l'industrie, plus de 15 000 l d'eau potable sont nécessaires pour produire 1 kg de viande. Il faut près 2 t de pétrole pour fabriquer 1 t d'engrais et jusqu'à 10 calories d'énergie pour obtenir une seule calorie alimentaire. Voilà où mène cette opération obstinée qui consiste à transférer le maximum d'énergie humaine vers l'industrie en produisant avec le minimum d'agriculteurs. La terre est vivante et ne peut donc subir toutes les exactions violentes sans de graves conséquences pour les générations à venir.»

Optimisation des ressources

A ce rythme de ravages, ce n'est ni une météorite qui sonnera le glas de la civilisation ni un gigantesque chaos climatique par elle provoqué, mais le déclin des ressources nourricières par la surproduction surconsommée. Les instances mondiales peuvent toujours s'affoler en convoquant des sommets de la bonne conscience où chacun s'engage à verser son obole, le processus enclenché est à la limite de l'irréversible si une main décidée n'appuie pas sans délai sur l'interrupteur. Sur cet enjeu Pierre Rabhi est formel : «L'impasse actuelle, qui dépasse largement la question agricole, est confirmée par tous les indicateurs possibles et peut susciter un sentiment d'impuissance. La perspective de notre extinction entre de plus en plus clairement dans la liste des probabilités. Le genre humain pourrait détruire la planète, mais le plus probable est que la nature nous survivra car elle n'a pas besoin de nous.» Une fois cette prédiction acquise, l'agronome humaniste lance un formidable défi en proposant un remède à ce sinistre diagnostic : l'agroécologie. Ce concept associe l'agronomie à l'écologie, c'est-à-dire le travail de la terre dans le respect de l'environnement. Plus qu'un programme et une méthode, plus qu'un processus et une vision, l'agroécologie est une éthique de vie. Sans entrer dans les arcanes de cette éthique, et en résumant à l'extrême, elle prétend nourrir l'humanité en évitant l'industrialisation de la terre par une optimisation des ressources à partir des atouts d'une agronomie durable aujourd'hui oubliés. Initié, engagé, impliqué dans cette expérience, maître en dialectique, concepteur de pratiques, Rabhi décrypte les grandes lignes de l'agroécologie dans son entretien avec Jacques Caplat.

UN PETIT OUVRAGE MAGISTRAL ET FONDATEUR QU'IL FAUDRAIT DISTRIBUER DANS LES FACS ET LES ÉCOLES.En voici quelques éléments : «S'appuyant sur un ensemble de techniques inspirées des processus naturels comme le compostage, le non-retournement du sol, l'utilisation de purins végétaux, les associations de végétaux, l'usage des semences libres, reproductibles et transmissibles de génération en génération [aujourd'hui encadrées par une réglementation totalitaire et antilibérale], etc., elle permet aux populations de reconquérir autonomie, sécurité et salubrité tout en régénérant et en préservant leurs patrimoines nourriciers pour les transmettre vivants, et même améliorés, aux générations suivantes.» Et l'humble paysan ardéchois de poursuivre en légitimant le phénomène : «Même les grandes institutions internationales, après l'avoir négligée, handicapée ou récupérée, en reconnaissent aujourd'hui la puissance et la pertinence.» Preuve en est que, en septembre 2014, le Parlement français a adopté le programme d'agroécologie intégré par Stéphane Le Foll dans sa loi d'avenir de l'agriculture. Voilà, succinctement explicité, ce que raconte ce petit ouvrage magistral et fondateur qu'il faudrait distribuer dans les facs et les écoles. Pierre Rabhi porte en lui quelque chose de messianique. Il en a même un peu la gueule.

>> L'Agroécologie, une éthique de vie, de Pierre Rabhi, 80 p., 8 €.

Zone de confort

 
Un très joli exposé qui nous stimule à réaliser nos rêves et nous donne des clés pour y arriver!

 

Taichi…
 

            … ça sonne comme le nom d’une fleur
                 ça résonne comme le nom d’une île lointaine.

Mais c’est ici, chez nous, entre nous.

Entre le poids du corps sur la Terre, et la légèreté du souffle en mouvement.

Voguant sur des flots paisibles, le Chi nous invite à une joyeuse rencontre, à un temps convivial ;

Celui de l’être-soi, tout en faisant battre le cœur de l’être-ensemble.

Chacun à sa place. Chacun à son rythme, à son envie, à son ressenti. Le pas est prêt, et ça n’est jamais fini. Ca frémit, ça « frichtille », ça s’écrit à l’infini.

C’est le voyage du Chi, celui qui, sans nom, fait le tour du monde tout en restant ici.

Alors à dos de Terre, par tous les Airs, le temps se suspend et se surprend…

Et tous, seuls, nous nous retrouvons très nombreux, à battre d’un seul cœur, celui de l’écoute et de l’attention à l’autre ;

cette écoute qui nous redonne nos sens.

De là surgit un cri silencieux, celui d’être pleinement vivant.

Un cri qui résonne bien plus fort que tous les bruits de notre monde en tumulte.

Le Chi navigue, et danse, au travers d’un chant qui nous accorde. En silence, mais à tue-tête.

Et là, au creux de soi, un combat doux et puissant s’anime.

Un combat baigné d’Océan pacifique.

Un combat mené depuis la Nuit des Temps, qui s’avère être une si belle rencontre, de cœur à cœur, de corps à corps.

Un combat pour l’être soi, tous ensemble.


Johanna GALLARD
   ( présidente de l’Association Art du Vivant)
Février 2019

Colibris