Le singe fou.

Le cadeau, lorsque nous pratiquons, c'est que... le blabla continuel dans notre tête... eh bien, voilà que ce blabla s'arrête!

Au début, ce silence reposant de l'esprit apparaît timidement.

Puis il s'installe en pointillés, par instants... Ce calme nous étonne et nous fait du bien.

Et puis au fur et à mesure que nous pratiquons, le singe fou (auteur de ce continuel blabla) finit par se taire, au prix de quelques soubressauts bien sentis...

Car ce singe-là ne se dompte pas si facilement; il tourne et tourne dans notre tête: "blablabla... blablabla..."

Il nous faut pratiquer régulièrement, souvent même, avec plaisir, et goûter la joie du moment présent.

Voilà ce qui lui cloue le bec le plus sûrement: il n'aime pas ça du tout, le singe fou, la joie du moment présent!

Tant que nous ressassons nos soucis, nos difficultés, nos points-de-vue, ...il a le champ libre et braille et divague et se répète et se gargarise de blablabla.

Lorsque nous pénétrons en profondeur et en toute simplicité dans la pratique, ... il n'a plus rien à dire!

Alors, à vous tous, bonne pratique!

Commentaires (1)

1. Sylviane 2012-09-20

Grand plaisir de retrouver après les vacances le taï-chi en groupe. Le cadre du village de Sainte-Colombe est propice à la pratique : c'est beau, c'est calme, c'est dans la nature ... Merci Anne !

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Taichi…
 

            … ça sonne comme le nom d’une fleur
                 ça résonne comme le nom d’une île lointaine.

Mais c’est ici, chez nous, entre nous.

Entre le poids du corps sur la Terre, et la légèreté du souffle en mouvement.

Voguant sur des flots paisibles, le Chi nous invite à une joyeuse rencontre, à un temps convivial ;

Celui de l’être-soi, tout en faisant battre le cœur de l’être-ensemble.

Chacun à sa place. Chacun à son rythme, à son envie, à son ressenti. Le pas est prêt, et ça n’est jamais fini. Ca frémit, ça « frichtille », ça s’écrit à l’infini.

C’est le voyage du Chi, celui qui, sans nom, fait le tour du monde tout en restant ici.

Alors à dos de Terre, par tous les Airs, le temps se suspend et se surprend…

Et tous, seuls, nous nous retrouvons très nombreux, à battre d’un seul cœur, celui de l’écoute et de l’attention à l’autre ;

cette écoute qui nous redonne nos sens.

De là surgit un cri silencieux, celui d’être pleinement vivant.

Un cri qui résonne bien plus fort que tous les bruits de notre monde en tumulte.

Le Chi navigue, et danse, au travers d’un chant qui nous accorde. En silence, mais à tue-tête.

Et là, au creux de soi, un combat doux et puissant s’anime.

Un combat baigné d’Océan pacifique.

Un combat mené depuis la Nuit des Temps, qui s’avère être une si belle rencontre, de cœur à cœur, de corps à corps.

Un combat pour l’être soi, tous ensemble.


Johanna GALLARD
   ( présidente de l’Association Art du Vivant)
Février 2019

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