Pour la fin de ce monde

   

Depuis le temps que l’on nous rebattait les oreilles avec les merveilleux changements qu’amènerait l’année 2012…

Depuis le temps que l’on nous programmait la fin du monde pour aujourd’hui…
Tout le monde a compris que ce ne sera pas pour aujourd’hui, et cela devient la plus grosse blague de ce début de millénaire,
relayée à n’en plus pouvoir… et ça fait PSCHIIIIIT !

Dans les années 70, Gérard Palaprat chantait déjà…

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=%3D%22http%3A%2F%2Fwww.wat.tv%2Fvideo%2Fgerard-palaprat-pour-fin-monde-2eblr_2fgqp_.html&source=web&cd=1&cad=rja&ved=0CDQQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.wat.tv%2Fvideo%2Fgerard-palaprat-pour-fin-monde-2eblr_2fgqp_.html&ei=zk_UUJayM9DY0QXt1oCACQ&usg=AFQjCNE6LmiMDOApjdxYVUSCNxmnTfA91g&bvm=bv.1355534169,d.d2k

C’est assez drôle, non ?
Mais en y regardant de plus près, nous, nous en avions très envie, de la fin de ce monde-là…

La fin du monde où l’on tire à bout portant sur les enfants, que ce soit en Amérique, en France ou ailleurs…
La fin du monde où les femmes sont violées aussi fréquemment que dans les époques barbares…
La fin du monde où les esclaves sexuels  sont légions…
La fin du monde où des enfants kidnappés sont violemment transformés en soldats, … drogués et tueurs…
La fin du monde où des femmes sont défigurées, battues -parfois jusqu’à la mort-, insultées, privées de liberté…
La fin du monde des addictions multiples…
La fin du monde du paraître, de l’égocentrisme, des abus de pouvoir,de toutes formes de tortures,  
de la cupidité outrancière assise sur la misère de milliards de personnes,
de l'exploitation de tout ce qui vit...

La fin du monde du gaspillage, de la pollution effrénée, de la manipulation politique et de la perte de bon sens…
La fin du monde des armes, de la violence quotidienne des écrans…
La fin du monde de la famine, des sans-abris, des déportés…
La fin de notre indifférence et de notre désespérance.

Alors OUI, nous sommes, définitivement,  pour la fin de ce monde-là ! Et vive le 21 décembre 2012 !

Mais dès demain, dès le 22, on se remet tous au boulot !
Cela fait plus de 20 ans que Jean-Louis Aubert nous le chante !

Chacun, chacune devenant co-créateur du monde…
Celui qui nous inspire, celui auquel nous aspirons.
Ce monde qui nous semble imaginaire, irréel, mais que nous appelons de nos vœux, au plus intime de nous-mêmes.
Ce monde-là, nous le tenons pourtant dans le creux de notre main, là où nous nous trouvons, à tout moment…

Dès que nous laissons de côté nos aprioris, nos jugements péremptoires, notre fierté mal placée…
Dès que nous en rions !
Dès qu’un sourire naît sur nos lèvres, ou une chanson, ou un cri de joie !
Dès que nous donnons de nous-mêmes… gratuitement.
Dès que nous sommes aimants, solidaires, attentifs à toute forme de vie…
Dès que nous laissons de côté nos protections inutiles pour cultiver la force intérieure…

Alors, notre monde change. Et si l’on s’y met vraiment, pas juste le 22, mais chaque jour,
ça va devenir contagieux, très contagieux, même !

 Hier matin, dans un micro-trottoir, un journaliste demandait aux passants :
 « Quels seraient vos derniers mots si c’était la fin du monde ? ».
Et voilà que la grande majorité d’entre eux répondaient : « Je t’aime ».

Le principal est dit.
 Il me reste à faire silence…
… me détendre…  respirer… me centrer…
et  sentir, aujourd'hui encore, l’élan de Vie qui me donne envie d’aimer.

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Taichi…
 

            … ça sonne comme le nom d’une fleur
                 ça résonne comme le nom d’une île lointaine.

Mais c’est ici, chez nous, entre nous.

Entre le poids du corps sur la Terre, et la légèreté du souffle en mouvement.

Voguant sur des flots paisibles, le Chi nous invite à une joyeuse rencontre, à un temps convivial ;

Celui de l’être-soi, tout en faisant battre le cœur de l’être-ensemble.

Chacun à sa place. Chacun à son rythme, à son envie, à son ressenti. Le pas est prêt, et ça n’est jamais fini. Ca frémit, ça « frichtille », ça s’écrit à l’infini.

C’est le voyage du Chi, celui qui, sans nom, fait le tour du monde tout en restant ici.

Alors à dos de Terre, par tous les Airs, le temps se suspend et se surprend…

Et tous, seuls, nous nous retrouvons très nombreux, à battre d’un seul cœur, celui de l’écoute et de l’attention à l’autre ;

cette écoute qui nous redonne nos sens.

De là surgit un cri silencieux, celui d’être pleinement vivant.

Un cri qui résonne bien plus fort que tous les bruits de notre monde en tumulte.

Le Chi navigue, et danse, au travers d’un chant qui nous accorde. En silence, mais à tue-tête.

Et là, au creux de soi, un combat doux et puissant s’anime.

Un combat baigné d’Océan pacifique.

Un combat mené depuis la Nuit des Temps, qui s’avère être une si belle rencontre, de cœur à cœur, de corps à corps.

Un combat pour l’être soi, tous ensemble.


Johanna GALLARD
   ( présidente de l’Association Art du Vivant)
Février 2019

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