humanité

  • Faithkeeper

    « Dans la tradition Amérindienne, un membre de la tribu assume le rôle de «Faithkeeper», gardien de la foi. Le rôle de cette personne est de rester en paix, centré sur la vision spirituelle, quels que soient les événements qui arrivent à la tribu. Même si tous les autres membres de la tribu glissent dans la douleur, la peur ou la dissension, le Gardien de la Foi est la seule personne sur laquelle la tribu peut compter comme bouée de sauvetage pour la Présence.

    C'est notre rôle à présent."

    - Suzanne Sullivan

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  • Douze de nos Anciens

    Douze de nos Anciens s'adressent à nous.
    Nous parlent de nous.
    Et de la Terre.

    A regarder sur VIMEO.
    Cliquez ci-dessous, ce film est superbe!

    https://vimeo.com/375136432

     Le Ciel Foundation

    “Such an epic film. Spine tingling, potentially life changing.”
    “It is extraordinary to see something so raw in a film today. It felt as the viewer is being treated to a sacred glimpse of the source of life...”
    “I sobbed from the first minute to the last: in grief, sadness and joy. What a gift.”
    “The film has impacted me on a core level and resonates in every cell. And I am sure this will create a giant, beautiful wave.”
    “This was the most intense cinematic experience of my life. I’m going to have to watch it again.”
    “This film is a beautiful opportunity for self transformation.”

    The Twelve is a feature length documentary that gives a voice to wisdom traditions
    through the words of twelve Elders that united in a council at the United Nation in November 2017. This film is about giving them the opportunity to speak their truth and let the world know about what they did for the benefit of all. It is also about
    highlighting how wisdom traditions can be an amazing source of inspiration and solutions
    for ourselves and our modern society.

  • La mère de l'écologie profonde

    Après une très belle pratique auprès d'un séquoia dans le Jardin du Plantier à Sarlat,
    nous avons eu un échange au sujet de notre relation d'êtres humains avec les arbres.

    Puis, Margaret m'a fait découvrir Joanna Macy, mère de l'écologie profonde.
    Voici une vidéo de 30 minutes -- la première partie est une entretien avec Joanna Macy elle-même qui vous donnera une idée de sa présence.
    Il s'agit d'une introduction facile à son projet principal qui s'appelle "Le Travail qui Relie" ou "The Work that Reconnects".

    Entretien de Claire Carré et Bernard Boisson avec Joanna Macy et Chris Johnstone à Findhorn (Écosse) en juillet 2013,

    au sujet du livre "Espérance en mouvement" paru en français chez Labor et Fides, 2013. 

    Et voici un portrait de Joanna Macy paru dans Bouddhanews (cliquez):

    https://bouddhanews.fr/joanna-macy-la-mere-de-lecologie-profonde/?fbclid=IwAR00FopdLJPKyFoaIzyyR03YGeip0oTCN8i8GW0G1Na-X9wVw-pBJITrifE

    Bonne découverte, si vous ne la connaissiez pas encore!
    Et merci, Margaret...

    Anne

  • La destruction des écosystèmes par l'humain favorise l'émergence d'épidémies

     

    Courrier internationalCoronavirus.

    La destruction des écosystèmes par l'humain

    favorise l'émergence d'épidémies

     

    Publié le 

    Mikel Casal, El Correo, Barcelone

    Les scientifiques “chasseurs de virus” alertent depuis plus de dix ans sur l’apparition de nouvelles maladies liées à la déforestation.

    Paludisme, Ebola, Covid-19…. l’agression humaine aux écosystèmes finit par mettre en péril des vies humaines.

    L’apparition de ces étonnants agents pathogènes nouveaux, comme le coronavirus responsable du Covid-19, n’est rien d’autre que le résultat de l’anéantissement des écosystèmes, dont souffrent en particulier les zones tropicales, où ils sont détruits pour faire place à des monocultures intensives industrielles. L’émergence de ces maladies découle aussi de la manipulation et du trafic de la faune et de la flore sylvestres, souvent menacées d’extinction.

    Il y a une dizaine d’années déjà que les scientifiques étudient les liens entre l’explosion des maladies virales et la déforestation.

    Ce n’est pas quand un bulldozer écrase tout sur son passage sur une montagne grouillante de vie que le phénomène est visible : c’est quand apparaissent chez les individus des symptômes étranges et des maux jusque-là inconnus.

    De nouveaux foyers d’épidémies

    Le constat est établi dans de nombreux pays, de l’Asie du Sud-Est jusqu’à l’Amérique latine, avec des spécificités, des difficultés et des dynamiques propres à chacun. Cependant, il s’agit au fond partout de la même chose : d’une conception extractiviste du monde vivant, qui conduit l’humanité à mettre en péril sa propre existence. Et contre cela, aucune solution hydroalcoolique ne peut rien.

    Carlos Zambrana-Torrelio est un chercheur bolivien et le vice-président d’EcoHealth Alliance, une organisation spécialisée dans l’étude des relations entre environnement et pathologies émergentes, dont le siège est à New York. Il sillonne les zones sensibles de la planète et travaille sur leurs relations entre elles, et avec leur écosystème.

    Les zoonoses, ces maladies transmissibles de l’animal à l’homme, ont toujours existé partout dans le monde, sans toutefois prendre systématiquement une ampleur internationale – elles sont généralement contenues, ou ne trouvent pas les conditions nécessaires pour se propager.

    Ainsi en juin dernier, un nouveau foyer épidémique a été identifié en Bolivie, causé par le virus Chapare [du nom d’une province de la région de Cochabamba, au cœur du pays].

    L’amputation des forêts tropicales en cause

    Ce dernier avait été identifié pour la première fois en 2003 dans la région de Cochabamba, une zone déboisée au profit de rizières où la récolte se fait, en règle générale, manuellement – les paysans qui en vivent habitent donc à proximité des plantations.

    Or voilà que, seize ans plus tard, est arrivé dans des services d’urgence de la région de La Paz [à plus de 300 kilomètres] un homme présentant des symptômes que les médecins n’ont pas identifiés immédiatement. Nul ne sait comment le virus qu’il avait contracté a voyagé depuis les rizières tropicales jusqu’aux altitudes andines.

    Carlos Zambrana-Torrelio travaille en Afrique, en particulier au Liberia et en Sierra Leone, où l’épidémie d’Ebola a surpris tout le monde par sa virulence.

    Là-bas aussi, c’est la fragmentation de la forêt tropicale qui fut la première cause de la maladie : le déboisement a en effet poussé plusieurs espèces de chauves-souris à se rassembler, en groupes serrés, sur les rares arbres encore sur pied. Cette réunion d’espèces différentes, qui dans l’environnement habituel n’interagissent pas, a fait office de bouillon de culture [les chauves-souris sont soupçonnées d’être l’un des réservoirs du virus Ebola].

    Carlos Zambrana-Torrelio insiste :

    Tout commence par la déforestation. À Bornéo, la fragmentation du couvert forestier est en train de provoquer une recrudescence du paludisme. L’explication ? Dans des espaces ouverts, il y a de plus grands trous dans lesquels s’accumule l’eau où se reproduisent les moustiques. Ceux-ci vont transmettre le parasite [donnant la malaria] aux hommes qui, à proximité, exploitent les palmiers à huile.”

    Si les maladies zoonotiques ne sont donc pas nouvelles, elles sont manifestement en augmentation. David Quammen en étudie les raisons dans son ouvrage Spillover : Animal Infections and the Next Human Pandemic [“Tache d’huile : les infections chez l’animal et la pandémie humaine à venir”, non traduit].

    Le scénario de la vengeance

    Une humanité innombrable, cohabitant avec des bétails extrêmement nombreux, ajoutée à la destruction des habitats naturels et à des écosystèmes bouleversés : selon lui, tous les ingrédients sont réunis pour un scénario façon vengeance de dame Nature.

    Dans un reportage de la National Public Radio, aux États-Unis, Quammen précise que nous, les êtres humains, sommes le point commun à toutes les zoonoses :

    Nous avons tellement proliféré et nous perturbons tant la planète… Nous rasons les forêts tropicales. Nous dévorons la vie forestière. Quand on entre dans une forêt, il suffit de secouer un arbre pour que tombent les virus – au sens propre comme au sens figuré.”

    Les écosystèmes sont des entrelacs complexes, dont nous comprenons partiellement les relations évolutives grâce à de patientes observations scientifiques. Leur destruction au nom du progrès ou simplement de la cupidité a des côtés obscurs que nous finissons par subir dans notre chair.

    Des virus en évolution

    Quand, par exemple, Jair Bolsonaro s’enorgueillit de la souveraineté brésilienne sur les cendres de l’Amazonie, il n’y a plus qu’à attendre que la maladie s’abatte sur cette forêt transformée en zone d’agriculture et d’élevage. En témoigne une étude publiée en 2010 dans la revue scientifique Emerging Infectious Diseases : la destruction de 4 % de la forêt a entraîné une hausse de 50 % des cas de paludisme.

    Les espèces sauvages ne sont pas malades des virus dont elles sont porteuses, car elles ont évolué avec eux pendant des milliers d’années.

    “Tout animal peut être porteur d’une cinquantaine de virus différents. Ça fait partie de la dynamique du système. S’il n’y avait pas d’êtres humains, il n’y aurait pas de transmission”, affirme Carlos Zambrana-Torrelio.

    Fidel Baschetto, vétérinaire et professeur à l’université de Córdoba, en Argentine, renchérit : “Les virus qui sont nouveaux pour nous ne le sont pas pour la nature. Il s’agit donc de déterminer si on parle d’une maladie émergente, ou d’une maladie émergente pour l’hommeDe nombreux virus ont coévolué avec certaines espèces et ces dernières ne souffrent pas de la maladie. L’agent pathogène sait que quand il pénètre dans un nouvel organisme, il ne doit pas le rendre malade ou du moins il ne doit pas le faire succomber. Car la mort de l’hôte – celui que nous appelons patient – entraîne aussi la mort de l’agent pathogène. Aucun micro-organisme n’a pour objectif la mort de son hôte. Mais avant que ce micro-organisme n’évolue, ce qui peut prendre des milliers d’années, la cohabitation produit la maladie”, ajoute le scientifique argentin.

    La désastreuse mutilation de la nature par l’homme

    Il ne faut pas en vouloir aux chauves-souris, moustiques, souris ou pangolins. Non, le problème vient de ce que nous faisons à leurs écosystèmes, il est lié au fait que nous les regroupons et les manipulons dans des milieux artificiels.

    Telle est la véritable recette du coronavirus, qui sera probablement à l’origine d’une récession mondiale. Autrement dit, mutiler les écosystèmes coûte très cher.

    La transmission à l’humain du coronavirus s’est produite sur un marché à Wuhan, une ville chinoise, où sont vendues des espèces sauvages braconnées.

    Le commerce illégal de ces animaux emprunte les mêmes routes que le trafic de drogues et d’armes, et il pèse des milliards de dollars. Les consommateurs de cette viande vivaient autrefois dans les campagnes et ont migré en ville : aujourd’hui, au lieu de chasser, ils se fournissent sur les marchés pour tenter de retrouver le goût de leur enfance.

    Protégeons les écosystèmes : il y va de notre survie

    Dans le cas du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), qui a aussi franchi la barrière des espèces dans l’un de ces marchés de produits frais, les excréments des chauves-souris ont notamment permis au virus de faire son chemin au point de devenir une épidémie, qui a touché 8 000 personnes en 2003.

    À LIRE AUSSIChine. Les leçons du SRAS ne sont pas encore totalement tirées

    Ne croyons pas que ce type de phénomène n’a lieu qu’en Chine, où le gouvernement a interdit la vente de ces produits, déplaçant probablement leur commercialisation vers le marché clandestin.

    En Argentine, “nombreux sont ceux qui consomment des espèces sauvages (poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères) sans savoir si cette habitude risque d’entraîner la transmission de parasites ou d’autres maladies, les conditions d’hygiène dans la consommation d’espèces sauvages restant très aléatoires”, affirme Claudio Bertonatti, conseiller scientifique de la Fondation Félix de Azara. De nouveaux foyers d’infection peuvent donc aussi apparaître de cette façon.

    La protection des écosystèmes ne relève pas seulement du prêchi-prêcha écologique, elle concerne notre survie. Si la Terre est malade, alors nous le sommes aussi. “Nous devons arrêter de penser que nous, les êtres humains, sommes un élément indépendant du système, résume Carlos Zambrana-Torrelio. Car nous en déduisons, à tort, que nous pouvons transformer, détruire et modifier l’environnement à notre convenance. Tout changement que nous imposons à la planète aura une répercussion sur notre santé.” Nous sommes tous dans le même bateau. Notre destinée est commune, avec ou sans masque.

    Marina Aizen

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  • Un voyage pas comme les autres

    Un voyage pas comme les autres.

  • Nous y voilà, nous y sommes

    Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
    Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
    Nous avons chanté, dansé.
    Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
    Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
    On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
    Franchement on s'est marrés.
    Franchement on a bien profité.
    Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
    Certes.
    Mais nous y sommes.
    A la Troisième Révolution.
    Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
    « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demandront quelques esprits réticents et chagrins.
    Oui.
    On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
    C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
    La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
    De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
    Son ultimatum est clair et sans pitié :
    Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
    Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
    Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
    D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
    Peine perdue.
    Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
    Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
    S'efforcer. Réfléchir, même.
    Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
    Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
    Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
    Pas d'échappatoire, allons-y.
    Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
    Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
    A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
    A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
    A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

    Fred Vargas
    Archéologue et écrivain

 

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