REFLEXION

  • Faithkeeper

    « Dans la tradition Amérindienne, un membre de la tribu assume le rôle de «Faithkeeper», gardien de la foi. Le rôle de cette personne est de rester en paix, centré sur la vision spirituelle, quels que soient les événements qui arrivent à la tribu. Même si tous les autres membres de la tribu glissent dans la douleur, la peur ou la dissension, le Gardien de la Foi est la seule personne sur laquelle la tribu peut compter comme bouée de sauvetage pour la Présence.

    C'est notre rôle à présent."

    - Suzanne Sullivan

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  • Solitude, espace, silence...

    " Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
    Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
    Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu. "
    Sylvain Tesson
     
    Solitude, espace, silence, ... et pour nous, Taichi Chuan également!

  • Notre façon d’être adulte fait-elle sens?

    « Face à la brutalité endémique des relations humaines,
    à l’absence d’apprentissage de l’écoute et de l’empathie,
    à l’habitude de rapports de force (menace, chantage, et culpabilité),
    à l’addiction, à l’affrontement, aux pensées négatives et aux croyances limitantes, aux attitudes de critique, de lâcheté, de cynisme, à la langue de bois,
    à l’hypocrisie et à l’enroulement dans l’égo, à la fascination pour les choses à faire, les enjeux matériels et l’avoir, en oubliant l’être et l’esprit,
    est-ce que j’entretiens moi-même le problème ou est-ce que je fais partie de la solution ? »
    Extrait de Thomas D’Ansembourg
    dans « Notre façon d’être adulte fait-elle sens et envie pour les jeunes ?
    Arturs akopjans
    Artus Akopjans
     
     

  • La mère de l'écologie profonde

    Après une très belle pratique auprès d'un séquoia dans le Jardin du Plantier à Sarlat,
    nous avons eu un échange au sujet de notre relation d'êtres humains avec les arbres.

    Puis, Margaret m'a fait découvrir Joanna Macy, mère de l'écologie profonde.
    Voici une vidéo de 30 minutes -- la première partie est une entretien avec Joanna Macy elle-même qui vous donnera une idée de sa présence.
    Il s'agit d'une introduction facile à son projet principal qui s'appelle "Le Travail qui Relie" ou "The Work that Reconnects".

    Entretien de Claire Carré et Bernard Boisson avec Joanna Macy et Chris Johnstone à Findhorn (Écosse) en juillet 2013,

    au sujet du livre "Espérance en mouvement" paru en français chez Labor et Fides, 2013. 

    Et voici un portrait de Joanna Macy paru dans Bouddhanews (cliquez):

    https://bouddhanews.fr/joanna-macy-la-mere-de-lecologie-profonde/?fbclid=IwAR00FopdLJPKyFoaIzyyR03YGeip0oTCN8i8GW0G1Na-X9wVw-pBJITrifE

    Bonne découverte, si vous ne la connaissiez pas encore!
    Et merci, Margaret...

    Anne

  • Hommes et Femmes

    Danse parade nuptiale des grues du japon

    Les hommes transformés aiment les femmes réalisées et non pas infantilisées,
    ils n'ont pas peur d'elles, ils s'en nourrissent visiblement comme d'un nectar.
    Il faut dire à quel point le rayonnement d'une femme et son parcours d'authenticité vers elle-même touchent un homme et l'inspirent.

    Une autre face d'Eros, moins physique et plus spirituelle, se révèle.
    Une femme entière, une femme reliée soulève un homme et lui permet de rejoindre en lui ce qu'on pourrait appeler le divin.

    Tel est bien le rôle de la shakti orientale: donner accès, révéler le délice de l'existence.
    L'homme alors place le féminin volontairement au-dessus de lui-même pour qu'elle soit le canal de son inspiration.
    Dans un mouvement d'intériorisation il permet à son propre visage féminin intérieur de guider son masculin et, dans sa vie,
    il fera bientôt passer les valeurs d'humanité avant les valeurs de consommation et d'accumulation.

    Un va-et-vient entre l'extérieur et l'intérieur, entre la femme extérieure et la femme intérieure
    trace progressivement le sillon d'une nouvelle confiance en soi.
    Plus les femmes avancent vers elles-mêmes, et plus les hommes les aiment.
    Plus ils les regardent, et plus ils se laissent en quelque sorte pénétrer par elles.

    Le processus s'inverse dans le domaine psychique.
    C'est le féminin de l'existence qui féconde les hommes et les transforme.

    La belle histoire, la plus belle histoire du monde se joue dans ces fécondations réciproques.

    Rien n'importe plus à un homme que de se laisser toucher de l'intérieur, de sentir son âme palpiter.
    La poésie des femmes, dans leurs gestes, leurs raffinements, leur comportement, leur écriture,
    redonne à l'homme le sens de l'origine et de la vie.

    Paule Salomon
    "Les hommes se transforment"

    Photo: parade nuptiale des grues au Japon

     

  • Humain en chemin

    Caractère du Dao / Tao 道, humain en chemin (Calligraphie chinoise)Chemin humain

     

    L'être humain, sur son chemin de vie, rencontre forcément des obstacles, plus ou moins importants, douloureux... La sagesse japonaise nous rappelle combien la traversée des épreuves a le pouvoir de nous faire grandir, de nous purifier, de nous renforcer. Sous nos latitudes, on évoque depuis des lustres la transformation du plomb en or... L'humain en chemin de transformation, est en fait présent dans toutes les cultures.

     

    Bol d or

     

  • Petit kit de survie en forme de fables

    Petit kit de survie en forme de fables... histoire de traverser les épreuves-cadeaux qu'offre la vie.

    LA MOITIÉ DE POULET (Jean Macé, Contes du Petit-Château)

    Voici une histoire qui se racontait autrefois dans le pays de Montbéliard.
    C’est un conte de bonne femme; mais il amusait beaucoup les enfants.
    Il y avait une fois une Moitié de Poulet qui, à force de travailler et d’économiser, avait amassé cent écus. Le roi, qui avait toujours besoin d’argent, ne l’eut pas plus tôt appris, qu’il vint les lui emprunter, et la Moitié de Poulet était bien fière dans les commencements d’avoir prêté de l’argent au roi. Mais il vint une mauvaise année, et elle aurait bien voulu ravoir son argent. Elle avait beau écrire lettre sur lettre tant au roi qu’à ses ministres, personne ne lui répondait. À la fin elle prit la résolution d’aller chercher elle-même ses cent écus, et se mit en route pour le palais du roi.
    Chemin faisant, elle rencontra un renard.
    —Où vas-tu, Moitié de Poulet ?
    — Je vais chez le roi. Cent écus me doit.
    —Prends-moi avec toi.
    — Point de façon ne ferai. Entre dans mon cou, je t’y porterai.
    Le renard entra dans son cou, et la voilà partie, toute joyeuse d’avoir fait plaisir au renard. Un peu plus loin elle rencontra un loup.
    — Où vas-tu, Moitié de Poulet?
    — Je vais chez le roi. Cent écus me doit.
    — Prends-moi avec toi.
    — Du plaisir en aurai. Entre dans mon cou, je t’y porterai.
    Le loup entra dans son cou, et la voilà partie encore une fois. C’était un peu lourd ; mais la pensée que le loup était content de voyager lui donnait du courage.
    Comme elle approchait du palais, elle trouva sur sa route une rivière.
    —Où vas-tu, Moitié de Poulet ?
    —Je vais chez le roi. Cent écus me doit.
    — Prends-moi avec toi.
    — Bien des charges j’ai. Si tu peux tenir dans mon cou, je t’y porterai.
    La rivière se fit toute petite et se glissa dans son cou. La pauvre petite bête avait bien de la peine à marcher; mais elle arriva
    pourtant à la porte du palais.
    Toc ! toc ! toc !
    Le portier passa la tête par son carreau.
    — Où vas-tu, Moitié de Poulet ?
    — Je vais chez le roi. Cent écus me doit. Le portier eut pitié de la petite bête, qui avait un air tout innocent.
    — Va-t’en, ma bellotte. Le roi n’aime pas qu’on le dérange. Mal en prend à qui s’y frotte.
    — Ouvrez toujours; je lui parlerai. Il a mon bien ; il me connaît bien.
    Quand on vint dire au roi que la Moitié de Poulet demandait à lui parler, il était à table, et faisait bombance avec ses courtisans. Il se prit à rire, car il se doutait bien de quoi il s’agissait.
    — Ouvrez à ma chère amie, répondit-il, et qu’on la mette dans le poulailler.
    La porte s’ouvrit, et la chère amie du roi entra tout tranquillement, persuadée qu’on allait lui rendre son argent. Mais au lieu de lui faire monter le grand escalier, voilà qu’on la mène vers une petite cour de côté ; on lève un loquet ; on la pousse, et crac ! ma Moitié de Poulet se trouve enfermée dans le poulailler.
    Le coq, qui piquait dans une épluchure de salade, la regarda d’en haut sans rien dire. Mais les poules commencèrent à la poursuivre et à lui donner des coups de bec. Il n’y a pas de bête plus cruelle que les poules quand il leur vient des étrangers sans défense.
    La Moitié de Poulet, qui était une petite personne paisible et rangée, habituée chez elle à n’avoir jamais de querelles, se trouva bien effrayée au milieu de tant d’ennemies. Elle courut se blottir dans un coin, et cria de toutes ses forces :
    — Renard, renard, sors de mon cou, ou je suis un petit poulet perdu.
    Le renard sortit de son cou, et croqua toutes les poules.
    La servante qui portait à manger aux poules ne trouva plus que les plumes en arrivant. Elle courut pleurant prévenir le roi, qui se fâcha tout rouge.
    — Qu’on enferme cette enragée dans la bergerie, dit-il.
    Et pour se consoler il fit apporter d’autres bouteilles. Une fois dans la bergerie, la Moitié de Poulet se vit encore plus en péril que dans le poulailler. Les moutons étaient les uns par-dessus les autres, et menaçaient à chaque instant de l’écraser sous leurs pieds. Elle était enfin parvenue à s’abriter derrière un pilier, quand un gros bélier vint se coucher là, et faillit l’étouffer dans sa toison.
    — Loup, cria-t-elle, loup, sors de mon cou, ou je suis un petit poulet perdu.
    Le loup sortit de son cou, et en un clin d’œil étrangla tous les moutons.
    La colère du roi ne connut plus de bornes quand il apprit ce qui venait de se passer. Il renversa les verres et les bouteilles, fit allumer un grand feu, et envoya chercher une broche à la cuisine.
    — Ah ! la scélérate ! s’écria-t-il, je vais la faire rôtir pour lui apprendre à tout massacrer chez moi.
    On amena devant le feu la Moitié de Poulet, qui tremblait de tous ses membres ; et déjà le roi la tenait d’une main, et la broche de l’autre, quand elle se dépêcha de murmurer :
    — Rivière, rivière, sors de mon cou, ou je suis un petit poulet perdu.
    La rivière sortit de son cou, éteignit le feu, et noya le roi avec tous ses courtisans.
    La Moitié de Poulet, restée maîtresse du palais, chercha en vain ses cent écus : ils avaient été dépensés, et il n’en restait trace. Mais comme il n’y avait plus personne sur le trône, elle monta dessus à la place du roi, et le peuple salua son avènement avec de grands cris de joie. Il était tout enchanté d’avoir une reine qui savait si bien économiser.
    L’histoire paraîtra peut-être bien un peu extraordinaire; mais j’en ai cherché la morale avant de lui faire l’honneur de vous la raconter. Il y en a une qui saute aux yeux tout d’abord, à savoir qu’il ne fait pas bon prêter son argent aux dépensiers : ce n’est pas la bonne. La vraie morale, c’est qu’il est bon de se montrer complaisant avec les gens. On a l’air quelquefois absurde, mais on est toujours récompensé.

    La fable de l'âne au fond du puits

    Un jour, l'âne d'un fermier tomba dans un puits.
    L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire.

    Finalement, il décida que l'animal était vieux, et comme le puits devait
    disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'animal.
    Il invita ses voisins à venir l'aider.
    Tous saisirent une pelle et commencèrent à enterrer l'âne dans le puits.
    L'âne réalisa ce qui allait se produiret et se mit à crier terriblement.
    Puis il se tut.
    Quelques pelletées plus tard, le fermier regarda dans le fond du puits et fut bien étonné:
    à chaque pelletée de terre qui tombait sur lui,
    l'âne se secouait pour enlever la terre de son dos et montait par-dessus.
    Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter la terre sur l'animal, celui-ci se secouait au fur et à mesure et montait par-dessus.
    Bientôt, chacun fut stupéfié de voir l'âne sauter hors du puits et se mettre à trotter!

     

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Art du Vivant

Art d'être soi

Art d'être ensemble

Art du mouvement en osmose avec le Vivant!


 

            

Colibris