Si le ciel le permet

  Avec beaucoup d'humilité, si le ciel le permet, nous irons à Carves, samedi.

CARVES

Samedi 20 octobre à 20h30

Pourquoi Carvès. Carvès, à 242 mètres d'altitude, est une émergence d'où l'on peut scruter l'horizon à 360°. Maryvonne Chaumel, maire de Carvès, a bien voulu que les portes de la P'tite salle de ce village soient ouvertes pour cette soirée, dans les étoiles.

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Croisons les doigts et espérons que d'ici là, les prévisions météorologiques du 20 octobre  ne s'infléchiront pas.

La voûte céleste, l'impressionnant décor infini à portée de tous. 

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Photo © Nicolas Escurat Photo © Nicolas Escurat
 

Nicolas Escurat n'est pas un quelconque photographe que l'on peut rencontrer en reportage lors d'une manifestation.

Nicolas réalise d'extraordinaires photographies mettant en scène la Dordogne, fleuve qui l'a conquis, mais aussi des perspectives avec des images de la voûte céleste. 

Nicolas aime la forêt qu'il sait en danger. Il sait qu'il faut beaucoup de professionnalisme pour la valoriser en veillant à l'harmonie de son implant, atout majeur de l'équilibre rural.

 

Nicolas, qui affirme sa passion pour la Nature, a été remarqué lors de la Fête de la nature, à Belvès, où ses images ont été des pièces maîtresses retenues par le jury.

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 Photo © Bernard Malhache

Nicolas partage l'inquiétude stressante des amis de la Nature qui, impuissants face au réchauffement de la planète imputable à l'impéritie humaine, assistent à la montée des océans et à la fonte des glaciers. Sa dernière interpellation concerne l'Islande, immense sanctuaire naturel où la glace et le feu sont les metteurs en scène d'une île d'exception. Cf Nicolas Escurat sur Facebook.

Le thème conducteur de la soirée sera "Soyons humbles en mesurant l'insignifiance des humains dans le cosmos".

La voûte céleste ne manque pas d'émerveiller celles et ceux qui ont la chance de pouvoir l'observer. Il n'est nul besoin d'aller se geler au Pic du Midi de Bigorre d'où, si la transparence de l'horizon le permet, on peut observer la Voie lactée et, avec beaucoup de chance, on peut apercevoir les lumières de Toulouse et le scintillement du phare de Biarritz.

Si l'on se rend dans la ruralité profonde, à condition de neutraliser l'éclairage public, on ne se lassera pas de regarder le ciel et, pour les plus avisés, de situerle Grand Chariot, l'Étoile polaire, Vénus, la Lune.

En croisant les doigts et en espérant que le soir de ce samedi 20 octobre soit clair, sur la place du village de Carvès, nous devrions pouvoir apprécier ce spectacle édifiant qui ne demande qu'une chose, l'humilité des spectateurs.

Ensuite, nous irons dans la P'tite salleobligeamment offerte par la commune de Carvès, visionner l'exposé (12 minutes) d'Aurélien Barrau. Aurélien Barrau est un astrophysicien français spécialisé dans la physique des astroparticules, des trous noirs et en cosmologie. Il travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble sur le polygone scientifique. 

Bernard Bousquet Bernard Bousquet, forestier et écologue, consultant en environnement, est attendu à cette soirée. Bernard Bousquet a consacré toute son expérience professionnelle dans des projets de gestion d’aires protégées et de la biodiversité. Bernard Bousquet est familier de techniques de comptage terrestre et aérien de la grande faune.
Bernard Bousquet

Ses expériences les plus marquantes concernent l’Asie centrale : création d’un parc transfrontalier entre le Tadjikistan et Kirghizistan, la Chine : projet d’aménagement de 9 réserves naturelles, la Turquie : projet banque mondiale d’amélioration de la gestion de la biodiversité, Madagascar : classement, ensuite, du patrimoine mondial du parc national des Tsingy, réserve de biosphère.

Il a également effectué des expertises dans plusieurs réserves de biosphère et sites du patrimoine mondial de l’UNESCO. Bernard Bousquet a publié  » Le Guide des Parcs Nationaux d’Afrique  » et  » Le magicien de Petra  » dans l’édition Harmattan, en 2016.

Bernard Bousquet est attendu ce 20 octobre, à Carvès.

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 Ne confondons pas le ciel, figure intemporelle qui n'a pas de limite, au Ciel, autre figure tout aussi imaginaire, à laquelle les humbles habitants de la Terre croient ou ne croient pas.

Ce samedi 20 octobre, si le ciel est dégagé, nous irons à Carvès, promontoire dégagé pour observer cette voûte céleste. Nous savons tous qu'une certaine nuit, dite du 4 août, en fait, c'était celle du 3 au 4, en 1789, emporté par la fougue d'idées nouvelles, le Duc d'Aiguillon s'enflamma pour impulser l'Abolition des privilèges et des droits seigneuriaux. Qu'en reste-t-il ?

Nous, les résidents de la ruralité profonde, nous avons, depuis, conservé un privilège pour l'heure imprenable : celui de pouvoir observer la voûte céleste avec sa multitude de points scintillants. Celles et ceux qui habitent Neuilly-sur-Seine ou le prestigieux XVIèmearrondissement de Paris, même celles et ceux qui habitent dans les moins éclairées H.L.M. de cet humble arrondissement, ne peuvent jouir du spectacle gratuit que nous offre le cosmos. La pollution visuelle leur obture ce champ de vision.  

Nous avons tous entendu parler du Big Bang, grosse explosion, datation estimée à 14 milliards d'années. Elle nous laisse perplexes et sans voix. Si l'on a tant soit peu de bon sens, elle nous fait réfléchir sur l'insignifiance de notre place dans l'infini.

La réplique anthologique, empreinte d'humour et d'angoisse, de Michel Audiard "Bonjourmessieurs-dameson fait que de passer" dans Taxi pour Tobrouk, pourrait s'appliquer à une bien imaginaire forme de civilité adressée à toutes les formes qui se croisent, parfois s'entrechoquent, dans le cosmos.

Quelques figures réelles ou de l'esprit.  Futura sciences etWikipédia

Big bang. Terme inventé dans les années 1950 (au cours d'un programme de la BBC) par l'astrophysicien anglais Fred Hoyle pour désigner avec ironie, le concept "d'explosion originelle" introduit dans le modèle cosmologique initialement développé dans les années 1920, par l'astrophysicien belge Georges Lemaître et le physicien russe Alexander Friedmann. Futura sciences

Le Big Bang est un modèle cosmologique utilisé par les scientifiques pour décrire l'origine et l'évolution de l'Univers. 

Le ciel est l'étendue visible au-dessus du sol depuis la surface de la Terre, de l'horizon au zénith, dans laquelle on observe les météores et les mouvements réguliers des astres. 

La Voie lactée, aussi nommée la Galaxie, est une galaxie spirale barrée dont le diamètre est estimé à environ 200 000 années-lumière, bien que le nombre d'étoiles au-delà de 120 000 années-lumière, soit très faible. Elle comprend de 200 à 400 milliards d'étoiles et au minimum 100 milliards de planètes. 

Son âge, bien antérieur à toutes les rédactions de  matrices d'état civil, est estimé à 13,51 milliards d'ans. Il apparaît impossible de compter le nombre d'étoiles, diverses estimations oscillent entre 150 et 250 milliards.

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Le Grand Chariot ou La Grande Ourse, voire "La grande casserole", bon sang cette allégorie est bien "permissive" pour une aussi belle figure de la voûte céleste !

Image © Novapix, Stéphane Aubin.

 
 

environnement

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Taichi…
 

            … ça sonne comme le nom d’une fleur
                 ça résonne comme le nom d’une île lointaine.

Mais c’est ici, chez nous, entre nous.

Entre le poids du corps sur la Terre, et la légèreté du souffle en mouvement.

Voguant sur des flots paisibles, le Chi nous invite à une joyeuse rencontre, à un temps convivial ;

Celui de l’être-soi, tout en faisant battre le cœur de l’être-ensemble.

Chacun à sa place. Chacun à son rythme, à son envie, à son ressenti. Le pas est prêt, et ça n’est jamais fini. Ca frémit, ça « frichtille », ça s’écrit à l’infini.

C’est le voyage du Chi, celui qui, sans nom, fait le tour du monde tout en restant ici.

Alors à dos de Terre, par tous les Airs, le temps se suspend et se surprend…

Et tous, seuls, nous nous retrouvons très nombreux, à battre d’un seul cœur, celui de l’écoute et de l’attention à l’autre ;

cette écoute qui nous redonne nos sens.

De là surgit un cri silencieux, celui d’être pleinement vivant.

Un cri qui résonne bien plus fort que tous les bruits de notre monde en tumulte.

Le Chi navigue, et danse, au travers d’un chant qui nous accorde. En silence, mais à tue-tête.

Et là, au creux de soi, un combat doux et puissant s’anime.

Un combat baigné d’Océan pacifique.

Un combat mené depuis la Nuit des Temps, qui s’avère être une si belle rencontre, de cœur à cœur, de corps à corps.

Un combat pour l’être soi, tous ensemble.


Johanna GALLARD
   ( présidente de l’Association Art du Vivant)
Février 2019

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